Désignée porte-parole du « président-candidat » Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet a de facto démissionné de son poste de ministre de l’Ecologie. Et pour éviter un remaniement ministériel, l’Hôtel de Roquelaure a été placé sous la tutelle du Premier ministre.
N’y avait-il personne à l’UMP capable de tenir ses rênes jusqu’au
terme des élections présidentielles, début mai ? Aucun prétendant ?
Aucune personnalité de taille ?
Numéro deux dans la hiérarchie ministérielle après l’élection de
M. Sarkozy, le ministère de l’Ecologie a chuté de deux rangs fin
2010. Ce faisant, il a été la grande victime du remaniement ministériel.
Le message semble clair, et il est devenu limpide aux yeux de
Corinne Lepage, pour qui « le non-remplacement de “NKM” est tout un symbole de l’inutilité sarkozienne du ministre de l’Ecologie ».
Il était une fois un temps où le président de la République, qui a signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot, la main sur le cœur et des objectifs à la pelle, le
Grenelle de l’environnement, ce « new deal vert » qu’il serait
certes profondément injuste de jeter tout entier à la poubelle mais qui
n’a cependant pas tenu toutes ses promesses. Alors on est loin du "il vécurent heureux", en un temps où
les ONG de protection de l’environnement croyaient peser dans le débat
public, associées qu’elles étaient à l’élaboration des propositions.
Cinq ans plus tard, quelques avancées significatives plus tard (l’affiche environnemental par exemple), et même si la
crise est passée par là, sur le
plan environnemental, la France est loin d’avoir rattrapé la totalité
son retard sur certains de ses partenaires européens, l’Allemagne en
particulier. Là-bas, le développement durable
tient toujours une place de choix dans le débat public. Là-bas, le
développement durable aura toujours droit à son ministère, quels que
soient les concours de circonstances politiques.
Alors pour deux mois et demi, c’est donc François Fillon le patron de l’écologie.
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lundi 5 mars 2012
mercredi 30 novembre 2011
Durban observé
C'est lundi 28 novembre qu'a débuté, à Durban en Afrique du sud, la
17eme conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques.
Après les "échecs" de Cancun et de Copenhague, Durban donnera-t-elle un accord?
Depuis Lundi et pendant deux semaines, les spécialistes du
climat sont réunis à Durban, en Afrique du Sud afin de tenter de trouver un accord international dans la lutte contre le réchauffement
climatique. En préambule à cette réunion internationale, des milliers de
personnes se sont rassemblées, Dimanche 27 novembre, à l'occasion d'un concert pour une "justice climatique", au stade de King's Park.
A cette occasion, le prix Nobel de la Paix Desmond Tutu s'est
présenté comme le porte-parole de ceux qui attendent davantage
d'implication des pays riches dans cette lutte. "Nous n'avons qu'une maison et que que vous soyez riches ou pauvres, c'est votre seule maison (...) Nous devons avancer ensemble", scandait l'homme de 80 ans.
S'agissant de négociations qui commencent, Christiana
Figueres, la responsable climat de l'ONU rappelait en conférence de
presse que gérer l'après-Kyoto, seul traité existant jusqu'à présent
imposant des limites aux émissions de gaz à effet de serre d'une
quarantaine de pays industrialisés, se révèle être une "mission délicate". En effet, pays industrialisés et pays en voie de développement s'opposent sur les engagements fixés à chacun.
Les pays en développement, soutenus par nombre de mouvements sociaux
et d'ONG, exigent que les pays développés concernés par Kyoto,
reprennent de nouveaux engagements à l'issue d'une période initiale qui
se termine fin 2012. Or, peu d'entre-eux, et notamment, le Japon, la
Russie et le Canada, à l'exception des pays de l'Union européenne,
souhaitent maintenir un système qui ne s'applique pas aux deux plus
grands pollueurs de la planète, les Etats-Unis et la Chine.
source : enviro2b.com
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